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La lettre électronique du CoDES 13 spéciale "Obésité infantile" - n°10 - Janvier 2010

Édito

Une épidémie d’obésité ?

Depuis plus de dix ans, le nombre d’obèses explose dans notre pays. Notre région, longtemps épargnée a rejoint la moyenne nationale. Certes, les premiers bilans de l’efficacité du PNNS font apparaître un ralentissement des chiffres de nouveaux obèses parmi les adolescents. Mais ils montrent aussi, s’il en était besoin, que cette épidémie ne frappe pas de façon aléatoire. L’évolution est bonne dans les classes sociales les plus aisées. Les mauvais chiffres chez les plus défavorisés en sont d’autant plus alarmants.

Une évolution à l’américaine peut être envisagée. Mais le pire n’est pas certain, si nous sommes à la hauteur du défi. L’éducation est la seule voie : il suffit d’envisager le coût et l’absence d’efficacité du soin pour s’en convaincre.  Encore faut-il éviter une éducation « médicalisée » : calories, graisses saturées, sucres rapides... Tout le monde sait cela, l’ignorer n’est de toute façon pas bien grave, l’apprendre ne résout rien. Pour ne rien dire des ravages de la culpabilisation.

Il faut que nous sachions donner envie de s’épanouir à des gens qui n’ont ni financièrement, ni psychologiquement, ni culturellement, envie de bien manger ni d’être bien dans leur corps. Chez qui l’alimentation traditionnelle, de quelque culture qu’elle relève, est remplacée une « bouffe de survie et de substitution » associée à une absence d’activité physique.

Nos ados grignotent entre eux, « snackent » entre eux (c’est le même mot en anglais !). Ne leur reprochons rien, c’est inutile au mieux, voire pire. Mais donnons leur l’envie, et les moyens, de se dépenser facilement, de se nourrir agréablement, au total de s’épanouir. Apprenons-leur le plaisir et le désir de le rencontrer. A nous d’inventer les moyens de relever ce défi.

Professeur Jean-Louis SAN MARCO
Président du Comité Départemental d'Éducation pour la Santé des Bouches-du-Rhône

Mon action contre l’obésité…

Bien plus qu’un enjeu de santé publique, l’obésité est un véritable problème de société et un marqueur d’inégalité sociale. Sa progression préoccupante menace notre système de protection sociale car l’obésité comme la surcharge pondérale sont directement impliquées dans l’apparition des maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires, l’hypertension artérielle, certains cancers, le diabète, les embolies pulmonaires ou l’apnée du sommeil… L’obésité est également source de souffrances psychologiques et d’importantes discriminations à l’emploi. Dans ce contexte, il apparaît urgent d’exprimer une volonté politique forte et d’agir le plus rapidement possible dans tous les domaines pour inverser la tendance.

Adopté le 30 septembre 2008, mon rapport d’information sur la prévention de l’obésité formule 80 propositions visant à agir vite et fort dans tous les domaines en organisant la mobilisation de tous les acteurs (santé, éducation, formation, environnement, sport, industrie agro-alimentaire, média, collectivités locales, restauration…). Il préconise de faire de la lutte contre l’obésité et le surpoids, une grande cause nationale à l’instar de ce qui a été fait avec succès pour le SIDA, le Cancer ou la maladie d’Alzheimer.

Sur la base de ce rapport, j’ai déposé plus de 60 amendements au projet de Loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoire ». Parmi les plus emblématiques, il y a la possibilité d’acheter des Fruits et Légumes chez les primeurs avec des tickets restaurants, l’instauration de règle contraignante en matière de qualité nutritionnelle dans les cantines scolaires, l’obligation de faire figurer le nombre de calories dans toute publicité alimentaire ou encore l’introduction de l’éducation nutritionnelle et de la promotion de l’activité physique dans les missions des chaines de télévisions et la réduction des coûts des messages publicitaires de prévention (amendements repris par la charte d’engagement volontaire signée par le gouvernement, les chaines TV et l’industrie agroalimentaire)… 

Afin de privilégier la démarche partenariale dans laquelle se sont engagées les chaines de télévision et l’industrie agroalimentaire sous la pression de mes amendements, l’interdiction de la publicité sur des produits trop gras, sucrés ou salés sur les écrans jeunesse est actuellement en suspens. Un retrait volontaire des publicités sur ces écrans est actuellement en cours, mais je reste vigilante et ne manquerai pas de proposer des mesures coercitives lors des prochains textes de loi les engagements ne sont pas tenus.   

Certains amendements ont obtenu des garanties gouvernementales de concrétisation par voie réglementaire. C’est notamment le cas de la promotion de l’allaitement maternel, de la prise en compte de la prévention de l’obésité dans le carnet de santé ou encore de la prise en compte du critère de l’obésité dans les discriminations enregistrée par la HALDE.

La plus importante avancée obtenue demeure la création d’un livre dans le code de la santé publique intitulé « Lutte contre les troubles du comportement alimentaire et prévention de l’obésité ». Ce livre reconnait la lutte contre l’obésité comme une priorité de la politique de santé publique en France. Il oblige l’Etat à coordonner la prévention, le traitement et la lutte contre l’obésité et le surpoids et impose des campagnes d'information sur la prévention de l’obésité, l’acceptation des personnes obèses ou en surpoids et la lutte contre les discriminations. Une grande loi de prévention de santé publique viendra en 2010 enrichir le contenu de ce nouveau livre du code de la santé publique et le Président de la République formulera très prochainement des propositions concrètes pour lutter contre l’obésité.

Valérie BOYER
Députée des Bouches-du-Rhône
Présidente de la mission parlementaire sur la prévention de l’obésité
Adjointe au Maire déléguée au Grand Projet de Ville, aux  Projets de Rénovation Urbaine et au Contrat Urbain de Cohésion Sociale

La Santé sur Marseille

La Santé : une des préoccupations du Contrat Urbain de Cohésion Sociale.

La Santé constitue un des sept thèmes prioritaires du Contrat Urbain de Cohésion Sociale, poursuivant et relayant ainsi la forte implication en ce domaine que souhaite apporter Valérie Boyer, Adjointe déléguée à la Politique de la Ville, à la délégation que lui a confiée le Maire de Marseille.
Les problématiques de santé évoquées par Valérie Boyer se retrouvent en effet de façon accrue et préoccupante sur les territoires marqués par la précarité et l’exclusion sociale.

En 2009, le CUCS a ainsi financé 73 actions relevant de la Santé, pour un total de subventions s'élevant à plus 700 000 €, dont plus d'un tiers de financements Ville de Marseille. La moitié de ces projets concerne plus précisément la promotion de l'éducation à la santé, à l'attention des plus jeunes notamment, l'autre moitié étant essentiellement composée d'actions visant à réduire les inégalités dans l'accès aux soins.
Parmi ces actions éducatives et de prévention, la problématique de l'obésité infantile est bien évidemment largement abordée, à travers la sensibilisation à l'hygiène alimentaire et la nutrition, à la pratique sportive et aux activités physiques, la question de l'image et des représentations.

Le CUCS de Marseille s'appuie également sur les trois Ateliers Santé Ville portés par le GIP Politique de la Ville, dont deux territoriaux (ASV Centre et Nord) et un thématique (ASV Santé Mentale). Leur objectif principal est de contribuer à réduire les inégalités sociales et territoriales de santé, en rapprochant professionnels de santé, acteurs locaux et habitants, autour de projets innovants.

Parmi ceux-ci on peut citer les actions " Je mange je bouge je vais bien " ou " Familialité et obésité " conduites par le CoDES, ou encore les projets " Prévention de l'obésité " portés par l'association Amazigh sur le 15ème arrondissement, la Maison Pour Tous Frais Vallon sur le 13ème ou par le REP St Mauront sur le 3ème. Enfin de nombreuses actions " Nutrition " sont développées et soutenues en CUCS, sans être identifiées en tant que telles dans les projets Santé plus globaux portés par les Centres sociaux.
L'action " Je mange je bouge je vais bien " constitue ainsi un des trois volets du projet global porté par le Centre Social Val Plan Bégudes sur La Rose (s’y ajoutent des Ateliers nutrition en centre aéré et l’organisation d'un Rallye Santé).

Contacts Ateliers Santé Ville :

16, rue du Racati - 13003 Marseille
Tél. : 04 91 55 90 58
Fax : 04 91 55 90 61

Didier HUGONENC
Coordonnateur ASV Marseille Littoral Nord 15è et 16è arrondissements

dhugonenc-externe@mairie-marseille.fr

Marie LEFRANC
Coordonnatrice ASV Marseille Nord Est 13è et 14è arrondissements

mlefranc-externe@mairie-marseille.fr

Hugo TIFFOU
Coordonnateur ASV Marseille Centre

htiffou@mairie-marseille.fr

Franck LESCROEL
Coordonnateur ASV Santé Mentale

flescroel-externe@mairie-marseille.fr

« Je mange je bouge je vais bien »

Le CoDES 13 met en place des actions d’éducation nutritionnelle basées sur les recommandations du Programme National Nutrition Santé. Parmi ces actions : « Je mange je bouge je vais bien ». Vous trouverez l'explication complète de cette action dans le dossier ci-après :

Présentation de l'action "Je mange, je bouge, je vais bien"

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Outils pédagogiques

Ouvrages

Divers (Littérature grise)

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Sitographie

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